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Prix Paul-Hachey 2026

3 juin 2026



Prix Paul-Hachey 2026

Prix Paul-Hachey


Le prix Paul-Hachey est remis à un·e chef·fe oeuvrant en Gaspésie, qui utilise avec fierté et conviction les produits de la gamme Gaspésie Gourmande. Cette distinction vise à souligner ses efforts, son dynamisme et son apport déterminant au positionnement de ces produits et des entreprises qui les fabriquent. Elle souligne également la qualité et l’innovation des menus qu’il ou elle a développés au sein de son établissement.

À propos de Paul Hachey


Chef cuisinier gaspésien, Paul Hachey (1973-2016) a été un pionnier dans l’utilisation des produits régionaux en restauration. Il a oeuvré dans plusieurs restaurants de la Gaspésie, dont l’Hostellerie Baie-Bleue (Carleton-sur-Mer), en plus d’offrir des services de traiteur, de formateur et de consultant culinaire. Dans chacun des établissements où il a été de passage, il a laissé sa marque à titre de chef créatif et de grand ambassadeur des produits gaspésiens.


Le lauréat du prix Paul-Hachey 2026 est Vincent-Olivier Bastien, du Caprivore (Bonaventure), afin de souligner son dévouement envers les produits de la région et l’incroyable utilisation qu’il en fait, entre autres dans le menu offert jour après jour aux jeunes de la polyvalente Aux Quatre-Vents de Bonaventure.


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Vincent-Olivier Bastien a grandi dans une famille de producteurs agricoles et a développé très tôt sa fibre entrepreneuriale, en s’achetant des chèvres à l’âge de 12 ans, non pas comme animaux de compagnie, mais pour les manger. « Dans ma famille, ça a toujours été la production alimentaire. On avait un potager, des animaux, des poules, des émeus… J’ai toujours été proche des aliments et les aliments proches de moi. » D’aussi loin qu’il se souvienne, il s’occupait, enfant, de faire les sauces et certains repas à la maison.


Lorsque, dans le cadre d’un cours de cuisine de plein air de sa formation en tourisme d’aventures, il doit prévoir des repas pour des groupes, il a une véritable piqûre : « J’aime la logistique et la préparation. Et la cuisine de plein air, c’était ça : préparer un menu avec des objectifs alimentaires, des contraintes, tenir compte des intolérances, des régimes alimentaires différents. Et m’assurer que, pendant cette activité […], les participants aient les éléments nécessaires pour poursuivre. » Ça a été un déclencheur dans son parcours.


Quelques années plus tard, en 2015, il fonde la Ferme Le Caprivore, où il se consacre principalement à l’élevage et à la transformation de la viande caprine, tout en développant ce marché et en s’occupant d’un élevage de 500 poules pondeuses. De 2020 à 2024, il tient la Boutique Le Caprivore. Victime d’un incendie en 2021, la Ferme met la production animale sur pause quelques années en souhaitant la reprendre éventuellement, mais l’expérience avec la viande de chèvre et la confection de saucisses mène Vincent-Olivier à faire des saucisses avec d’autres ressources, en poursuivant son offre de service de traiteur, avec lequel il met en valeur les aliments des entreprises de production locales.


Au fil du temps, l’achat des compagnies gaspésiennes Naturellement Antioxydant (en 2017), Épices du Chef (en 2023) et Les Moutardes Legros (en 2024, en copropriété avec Sara Poirier) lui permet de bonifier son offre avec des condiments complémentaires à la viande : confits d’oignons, sauces et vinaigres à base d’aronia et de thé du Labrador, épices et moutardes faites de produits gaspésiens.
Parallèlement à tout cela, celui qui a auparavant travaillé avec des jeunes plusieurs années, en tant qu’animateur et coordonnateur dans des camps de jour et à la maison des jeunes, se rapproche de cette clientèle qui lui plaît énormément et avec laquelle il se sent bien. Le Caprivore devient ainsi concessionnaire de la cafétéria de Bonaventure en 2024, ce qui marque le début d’une aventure de transmission, de partage et de solidarité. Les idées ne manquent pas : Tablée des Chefs, inclusion des jeunes à la cuisine, activités de cuisine en classe : « On a de belles installations, pourquoi priver les jeunes de les utiliser? On ajuste les menus et les manières de fonctionner, et on les inclut.»


Selon Vincent-Olivier, on a souvent tendance à infantiliser les jeunes, qui sont beaucoup plus ouverts qu’on le pense. « Quand on leur donne la chance de goûter des produits différents, de bons légumes, de bonnes sauces, des épices différentes, ils goûtent! Si c’est bon, ils vont aimer ça! » estime-t-il, ajoutant que c’est quand on leur donne l’occasion de les essayer qu’ils en mangent. Il utilise d’abord et avant tout les produits régionaux dans ses menus et il considère les élèves comme les consommateur·rices et les électeur·rices de demain. « Les étudiant·es sont de futur·es client·es. Ils vont devenir des acheteur·ses de produits locaux. On leur montre à aimer des produits différents. » Cette réflexion est centrale dans la mission du Caprivore à la polyvalente de Bonaventure. « Les jeunes qui sont passés par ici savent où trouver les produits Gaspésie Gourmande à l’épicerie, où est la sauce Y’a l’feu au village, la moutarde Legros; ils savent que les patates Nos Compliments sont les patates de Patasol. Ça en fait les meilleurs ambassadeurs! »


Le contact avec les entreprises de production est primordial pour Vincent-Olivier, qui s’inspire des disponibilités du moment pour élaborer ses menus. « Ma source d’inspiration part d’abord des producteurs et des produits. Pour moi, ce sont les légumes de Sonia et d’Étienne, le sirop de Karine… il y a une histoire derrière chaque produit. Quand tu connais les producteurs, ça devient tes amis, tu as envie de les mettre de l’avant. Ça devient facile de créer avec ça parce que c’est l’élément que tu veux mettre en premier. […] En investissant dans les produits des entreprises locales, je partage la richesse. » En demeurant proches des entreprises de production, il est au fait de certaines réalités et peut saisir des opportunités telles que cuisiner une bisque de crabe et la servir à la polyvalente en récupérant les coquilles d’un poissonnier qui autrement devrait s’en débarrasser, ou profiter d’un surplus d’onglets de boeuf d’une entreprise qu’il connaît bien pour élaborer son menu de traiteur lors d’une occasion spéciale.


Bénéficiant d’une équipe forte et fiable, le chef réussit à s’octroyer un peu de temps de création et il est particulièrement satisfait de sa nouvelle saucisse à base de porc, faite spécifiquement pour les hôpitaux et les écoles : « C’est une saucisse réduite en sel; pas de nitrites, pas de nitrates, pas d’érythorbate, pas d’arômes artificiels, qui contient de la poudre de betterave et deux produits de la Gaspésie : l’avoine nue de la Minoterie des Anciens et les algues (dulse) d’un Océan de saveurs. Cette saucisse-là goûte la saucisse à hot-dog, les gens l’aiment. C’est un produit que j’aime, que j’aime manger, dont je suis fier. » C’est un produit qu’il a travaillé autant pour la saveur et la texture que pour le conditionnement et le coût. Quelques cantines en ont déjà acheté!


« Je ne me considérais pas comme un chef jusqu’à récemment… […] Recevoir le prix Paul-Hachey, c’est la reconnaissance de mes pairs. Mon utilisation des produits de la Gaspésie va de soi pour moi, mais savoir qu’elle est reconnue et perçue par les autres, c’est une belle fleur. En ce moment, je suis vraiment à ma place! »Prix Paul-Hachey
Le prix Paul-Hachey est remis à un·e chef·fe oeuvrant en Gaspésie, qui utilise avec fierté et conviction les produits de la gamme Gaspésie Gourmande. Cette distinction vise à souligner ses efforts, son dynamisme et son apport déterminant au positionnement de ces produits et des entreprises qui les fabriquent. Elle souligne également la qualité et l’innovation des menus qu’il ou elle a développés au sein de son établissement.



Gaspésie Gourmande est fière de pouvoir compter sur ses partenaires :

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